Sur la censure de la violence et la culture catholique

Je pense que le problème évoqué ici concerne en particulier la culture catholique. L’une des raisons pour lesquelles on a tendance à cacher la violence, la cruauté humaine est que l’on veut croire qu’il faut préserver les oreilles des enfants. C’est une erreur tragique.

Montrer la violence humaine dans toute sa brutalité a toujours été mon objectif. Ne rien laisser passer, montrer le coeur des événements, être un comptable précis et objectif. La culture catholique de la “virginité” se construit sur un mythe qui est que les enfants ne doivent pas savoir pour pouvoir “profiter de leur enfance”, d’abord, et ensuite avec l’idée que ce “savoir” répandrait de mauvaises idées, faciliterait sa reproduction.

La première idée me terrifie – je sens à distance, quand j’entends les enfants, ceux qui par le timbre de leurs voix, de leurs cris vivent dans l’ignorance des réalités de la vie. La culture de “l’enfant roi” ne peut que créer une rupture brutale une fois la vérité découverte. Il y a en même temps un complexe inverse, qui cohabite, qui est que “les enfants auraient les idées les plus perverses, les plus cruelles” (qu’ils seraient “plein de péché” en quelque sorte) et que leur mettre à disposition des connaissances sur la cruauté humaine les encouragerait à reproduire ces idées.

Dans les deux cas, on a fondamentalement un postulat pessimiste, qui nuit à l’éducation et est, de toute façon, souvent encouragé par les enfants qui ne sont pas des imbéciles (et je parle de l’enfant “standard”, pas du syndrome d’Einstein), sentent la pression sociale et apprennent à se comporter en fonction de cette pression : beaucoup d’enfants simulent l’innocence lorsque les parents expriment le besoin que leurs enfants représentent l’innocence (que eux parents ont perdu, parce qu’ils sont des pécheurs). En lisant, en écoutant, autour de moi, j’ai déjà entendu des conversations de gamins qui disaient réellement qu’ils allaient faire comme s’ils croyaient au Père Noël pour faire plaisir à leurs parents, par exemple. Le caractère fondamental des parents qui n’ont pas la maturité nécessaire pour avoir des enfants (mais en ont fait quand même, pour faire plaisir à leurs propres parents – exemple de péché) est qu’ils mettent la pression sur leurs enfants pour recevoir des mots d’amour ; une telle situation ne peut, sur le long terme (une fois l’âge adulte arrivé) que dériver vers l’homosexualité des enfants car la relation parent-enfant a été inversée (et cela n’est qu’un équilibrage naturel). Le petit garçon n’a pas eu de vrai père et se tournera donc vers un autre homme à l’âge adulte, par exemple, idem pour la relation entre la petite fille et sa mère.

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